Accepterez-vous de vous transformer?

août 30, 2010


Un jour un de mes mentors, Dan, me dit sagement: Ma plus grande inquiétude est que tu acceptes de changer, mais que tu n’acceptes pas de te transformer! À la première écoute de ses mots, je dois vous avouer que je n’avais pas saisi l’ampleur de son propos.

Après avoir questionné Dan, il m’expliqua que les sociétés, les compagnies ou les individus qui s’enfoncent dans l’enfer du changement ne pourront jamais vivre leur plein potentiel. Ils réussissent à se créer un monde de mensonges dans lequel ils arrivent à se convaincre qu’un changement est adéquat et nécessaire pour tout le monde… et le changement devient ensuite le mot d’ordre dans toutes les discussions.

La position de Dan à cet effet est que les individus, les organisations ou les associations qui prônent le changement ne seront rien de moins que des entités réactives. Les leaders qui parlent de changement sont la plupart du temps réactifs, ils ne veulent que changer quelque chose qui ne fonctionne pas.

Ce sont des individus qui se spécialisent à dire ce que la masse veut bien entendre, à verbaliser des promesses, des idées ou des concepts somnifères de sorte à endormir encore plus les gens qui prétendent déjà dormir.

De l’autre côté, les personnes, les organisations ou les associations qui osent se transformer sont celles qui réussiront à se démarquer par leur vision, leur innovation, leur choix, populaire ou non, pour un monde meilleur.

Les leaders qui parlent de transformation sont proactifs, visionnaires, innovateurs et savent très bien que l’avenir appartient à ces gens qui sauront prendre de nouveaux risques pour créer de nouveaux résultats.

Ce sont ces leaders qui osent prendre des risques et dire tout haut ce que personne ne veut dire tout bas. Ce sont ces individus qui comprennent que le changement n’est plus une option dans la société d’aujourd’hui et que nous devons maintenant passer en mode transformation, innovation, responsabilisation et action afin de générer et réaliser de nouveaux résultats.

Voici 3 Tulipes de réflexion pour semer en vous la compréhension et l’idée d’entamer une transformation pour propulser votre réalité vers de nouveaux sommets.

1. On passe une partie de notre existence à vouloir changer les autres, mais on ne se transforme que soi-même… Personne ne peut le faire pour nous! Voici le point le plus difficile à avaler de ma discussion avec ce grand penseur qu’est Dan Burrus. «Même si les gens ont tendance à résister au changement, tout le monde à une opinion sur ce qui devrait être changé afin d’améliorer la situation. N’est-ce pas intéressant? Tout le monde résiste au changement, mais tout le monde a sa petite idée de ce qui devrait changer! Le seul hic est justement que, trop souvent, ces changements impliqueront tout le monde sauf la personne qui les présente. Si le gouvernement changeait, si mes collègues de bureau changeaient, si mon conjoint changeait, etc. Ces gens ou ces organisations feront du surplace toute leur vie. La transformation est tellement plus puissante, quoique plus difficile, car elle nous pousse à nous regarder nous-mêmes.»

2. Que ça vous plaise ou non, transformation rime avec responsabilisation. Ce point s’explique par lui-même. Comprenez bien un concept psychologique de base: c’est beaucoup plus facile de ne pas se responsabiliser, car de cette façon, quand ça ne fonctionne pas, c’est encore plus facile de blâmer les autres. Mais de l’autre côté, lorsque nous empruntons l’avenue de la responsabilisation, il est difficile de blâmer le voisin, notre organisation ou notre gouvernement pour nos pauvres résultats.

3. Vous n’avez absolument rien à perdre. Et si votre transformation, ces nouveaux choix de vie que vous songez à prendre depuis un bout de temps, vous apportait des résultats exceptionnels? Et si ce courage de vouloir transformer certains aspects de votre vie vous apportait un bonheur renouvelé. Tous les gagnants que j’ai eu le privilège de rencontrer et d’étudier ont certainement un trait en commun quand vient le temps de transformer ou d’améliorer certains aspects de leur vie: ils tentent leur chance! Ils ont compris depuis longtemps que le chemin vers de meilleurs résultats passe ultimement par eux et qu’ils n’ont rien à perdre à tenter leur chance de transformer pour le mieux qui ils sont. C’est à mon avis la plus belle quête que nous pouvons entreprendre, mais encore faut-il en faire le choix.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Avez-vous une histoire de transformation à partager avec la communauté ? Assurez-vous de cliquer sur commentaires dessous. Il me fera plaisir de vous lire et de vous répondre!

Bonne réflexion et, sur ce, je vous souhaite une merveilleuse semaine remplie de transformation.


Martin Latulippe CSP, est un expert conférencier professionnel de renommée internationale et auteur de cinq livres dans le domaine du potentiel humain. Pour de la motivation plus quotidienne, suivez Martin sur ses réseaux FACEBOOK et TWITTER. Pour vérifier les disponibilités de Martin pour des conférences, communiquez avec nous au 877.387.5969 ou visitez le www.martinlatulippe.ca.

Ces petits miracles de la vie!

août 17, 2010

Il m’arrive parfois de recevoir des courriels qui m’inspirent à devenir une meilleure personne et qui viennent littéralement marquer le cours de ma vie. C’est le cas avec cet exceptionnel courriel que j’ai reçu il y a de cela quelques mois de la part de Jesse Comeau. J’espère qu’il vous inspirera autant qu’il m’a inspiré. Voici l’intégral de ce que j’ai reçu!

«Bonjour Martin! Mon nom est Jesse Comeau, j’ai 16 ans et je vis à Robertville. J’adore lire tes chroniques inspirantes dans le journal. Elles m’inspirent à repousser mes limites et à sortir de ma zone de confort. En cette année 2010, je me suis fixé comme objectif de trouver une façon de faire un gros cadeau à ma famille que j’aime et du même coup inspirer les gens avec l’histoire de mon petit frère Justin.

Et m’est alors venue l’idée de t’écrire…

Mon frère Justin est venu au monde avec une maladie très rare appelée le syndrome de Zellweger.

Pour comprendre la maladie de mon frère, tu peux visiter le site que mon père a fait sur lui personal.nbnet.nb.ca/justin03/, mais ce site a été conçu il y a environ cinq ans passés et la maladie s’est un peu aggravée depuis. Justin ne peut plus s’asseoir et ne peut plus dire papa et maman. Il ne peut plus bouger ses membres comme il le faisait avant, mais heureusement Justin nous fait encore de gros sourires pour nous montrer à quel point il est heureux!

Quand les médecins ont découvert que Justin était atteint de ce syndrome, ils ont annoncé à mes parents que Justin allait seulement vivre un an maximum…

Et par miracle, mon petit frère Justin est maintenant adolescent et il est vraiment heureux. Dans notre famille, on dit qu’il vit sur l’amour!

Il a eu sa fête de 13 ans le 3 décembre dernier et les docteurs ne comprennent pas encore pourquoi il est en aussi bonne santé. Même si mon frère est atteint de cette maladie, mes parents n’ont pas arrêté de faire ce qu’ils aimaient dans la vie.

Plusieurs personnes auraient peut-être fait soigner cet enfant par une gardienne spécialisée quand on faisait des activités familiales. Mais nous, on ne l’a presque jamais fait et il fait toutes les mêmes activités que nous.

Justin vit une enfance heureuse. On a même déjà été pêcher sur la mer et la rivière en famille avec Justin couché au milieu du bateau et, bien sûr, on l’avait fait de façon sécuritaire et Justin a vraiment apprécié ces promenades en canot. Justin a aussi fait de la motoneige et du quatre-roues avec mon père. Et quand on va patiner en famille, on l’amène, on le couche sur un traîneau et on l’habille bien au chaudement. Et avant la naissance de mon frère, mon père était propriétaire d’une entreprise familiale. Il est propriétaire du dépanneur E.R.G., qui est situé près de Robertville, à Sainte-Louise au Nouveau-Brunswick.

Mais au lieu de vendre le dépanneur, car c’était trop loin de notre maison et ça empêchait mes parents de s’occuper du commerce en même temps que de mon frère, ils ont décidé de construire une nouvelle maison, et de vendre l’ancienne, qui serait attachée au dépanneur. Donc maintenant, on vit presque au dépanneur et on n’a même pas besoin de sortir pour traverser de la maison au dépanneur. La maison est collée dessus. Et quand mon père ou ma mère veulent travailler au dépanneur et qu’il n’y a personne pour s’occuper de mon frère en même temps, c’est simple, ils placent Justin derrière le comptoir du dépanneur et ils travaillent en même temps qu’ils s’occupent de lui.

Et chaque fin de semaine, on va à notre chalet dans la forêt pour relaxer en famille. Et c’est à cet endroit qu’on a décidé de célébrer la fête de mon petit frère Justin cette année et, crois-le ou non, il y avait plus de 40 enfants du même âge que mon frère à son party de 13 ans, et tous les invités devaient être déguisés en pirates ou en cowboys. Il fallait se déguiser pour participer à la chasse au trésor. Tu peux voir dans la photo de famille que je t’ai envoyée que Justin est déguisé en pirate.

Je suis sûr que l’histoire de mon frère pourrait inspirer les gens de plusieurs façons et je suis certain que toi, Martin, tu peux reconnaître comment cette histoire est inspirante. Tu me permettrais vraiment de réaliser un rêve si un jour tu prenais le temps d’écrire un article sur mon petit frère Justin. Pour moi, voir que j’aurais réussi à inspirer plusieurs personnes qui ont lu ta chronique et de faire la grande surprise à ma famille quand ils vont lire le journal serait réellement un rêve réalisé pour moi!

Martin, je te remercie beaucoup d’avoir pris le temps de lire mon courriel.»

Merci Jesse pour ton courage. Si les lecteurs réagissent à ton histoire comme ma femme et moi l’avons fait, primo, je suis certain que la vente de papiers mouchoirs augmentera et, secondo, je suis convaincu que ton rêve d’inspirer les gens avec l’histoire de ton petit frère, ton héros, Justin, sera réalisé, mon chum. Bonne semaine à tous et à toutes et merci.

Au plaisir de lire vos commentaires…

Quelques petites annonces paroissiales…

Pour plus d’inspiration sur les écrits de Martin Latulippe, vous pouvez visiter son site personnel www.martinlatulippe.ca ou le suivre sur les médias sociaux www.facebook.com/profile.php et twitter.com/MartinLatulippe.

Pour les gens qui ont manqué l’entrevue exclusive audio offerte gratuitement par Martin, visitez le www.martinlatulippe.ca/entrevue pour la télécharger. Merci de laisser un petit message en cadeau ou de recommander à vos amis de suivre Martin.

Martin Latulippe, CSP est un conférencier d’inspiration de renommée internationale et auteur de cinq livres à succès dans les domaines du potentiel humain et du dépassement de soi. 877.387.5969


La loi de l’attraction: Une croyance, un pouvoir

août 3, 2010

Les 3 histoires qui suivent se veulent une réflexion sur un sujet qui m’est très cher, soit le pouvoir des intentions, ou communément identifié comme étant la loi de l’attraction, une croyance essentielle dans la pousuite de votre plus grand potentiel.

Un jour, je devais prononcer une conférence pour un groupe de gestionnaires de l’entreprise Cavendish Farms (Irving Group). Ma présentation était prévue pour le vendredi et, tout au long de la semaine, j’avais tenté d’entrer en communication avec le v-p ressources humaines, qui, de son côté, devait livrer des ateliers avant ma conférence d’inspiration sur le changement.

Je voulais m’assurer de pouvoir lui parler, question de connaître ses attentes et voir quel était le contenu de ses ateliers, de façon à faire des liens avec mon message. Malgré nos nombreuses tentatives, nous n’arrivions pas à nous parler.

En milieu de semaine, je me suis mis à me dire: «Ne force pas cette communication, tu parleras à cet homme, ou tu le rencontreras avant ta conférence de vendredi, c’est certain. »

La journée précédant ma conférence pour le groupe Cavendish, soit le jeudi, je présentais une conférence à Ottawa pour un groupe de gestionnaires de Statistiques Canada. Alors, je prononce ma conférence, je quitte Ottawa en direction de Montréal pour ensuite me rendre à Moncton. En embarquant dans l’avion pour Montréal, je me dirige vers mon siège, le 11A. Un homme est assis dans 11B. Il me regarde avec le plus grand des étonnements et il me dit : « Are you by any chance Martin Latulippe?» Je lui réponds, surpris: «Yes Sir!» Il me répond alors: «Hi, I’m Philip Roach, v-p human ressources with Cavendish, I guess we’re gonna have a 2 hours meeting instead of a phone call ! »

Il m’avait reconnu grâce à la photo biographique sur mon site Internet. Vous pouvez vous imaginer à quel point nous avons été estomaqués de la situation! Sérieusement, quelles étaient les chances que nous nous retrouvions sur le même vol, la soirée précédant mon allocution et de plus est, l’un à côté de l’autre ?

Mais est-ce vraiment de la chance?

Il y a quelques mois, je devais livrer une série de conférences pour la communauté d’affaires de Welland en Ontario. Juste avant que je quitte ma ville, mon ami Eddy me dit qu’il a une tante qui demeure là-bas, à Welland. Il me dit à la blague: « Les chances que tu la rencontres sont assez minces, car elle a 84 ans, et je ne pense pas qu’elle assiste à ce genre de conférences.»

En cours de vol, je me dis que ce serait vraiment génial de rencontrer la tante d’Eddy, tante Irène, pendant mon séjour. Je me dis que, si cela arrivait, Eddy n’en croirait pas ses oreilles.
Je me mets alors à méditer sur ces possibilités.

J’arrive donc à Hamilton et je suis accueilli par Daniel, qui est l’organisateur de l’événement. Sa femme, Angela, nous attend dans l’auto. Après avoir échangé quelques mots tous les trois, nous mettons le cap sur Welland pour une bonne heure de route.

En cours de trajet, nous parlons de la pluie et du beau temps, et l’épouse de Dan, Angela, me demande ce que je fais de mes étés. Je lui réponds qu’habituellement je suis à la plage, au golf ou avec ma femme et mon petit garçon pour profiter du beau temps, puisque mon calendrier de conférences ne me tient occupé que de septembre à mai et je termine en mentionnant que je suis membre au Club de golf Fox Creek, à Dieppe.

Elle me dit sans broncher : « J’ai un neveu qui travaille à ce club de golf! Mon neveu, Eddy, travaille pour ce terrain de golf depuis quelques années déjà… »

Àce moment, j’ai l’impression de participer à une émission de caméra cachée. Je lui réponds : « C’est une blague, n’est-ce pas? Eddy m’a parlé d’une tante qui demeure à Welland, mais il m’a dit qu’elle avait 84 ans, et vous n’avez pas l’air d’avoir 84 ans, Angela.»

«Ah, il devait parler de ma mère, elle demeure avec nous. »

J’ai donc rencontré la tante d’Eddy, ainsi que sa marraine, et j’ai même rapporté une photo à Eddy de moi en compagnie de sa tante et de sa marraine. Il n’en revenait pas de la chance que j’avais eue.

Mais est-ce vraiment de la chance?

En 2001, ça faisait déjà deux ans que je travaillais à réaliser mon rêve de devenir conférencier professionnel et auteur. Malgré les nombreux échecs et les nombreux moments d’humiliations durant la quête de mon rêve, je me répétais toujours que j’allais devenir conférencier professionnel et auteur. Je méditais et je visualisais constamment ce moment dans ma tête et mon cœur.

La partie qui faisait le plus rire mes parents était certainement celle de «l’auteur», puisque j’avais obtenu mon diplôme avec une moyenne générale de C+ à l’Université de Moncton.

Et pourtant, c’est à 26 ans, dans l’une des phases les plus difficiles de ma vie, que j’ai décidé d’envoyer un courriel pour demander de l’aide à un homme du nom de Patrick Combs, un conférencier et un auteur de renommée internationale. J’avais lu sur cet homme, et son histoire m’avait grandement inspiré dans la poursuite de mon propre rêve.

Quelques jours après que j’aie envoyé ce courriel, monsieur Combs me répondait. Trois semaines plus tard, il demandait à me rencontrer personnellement, et huit mois après on publiait un livre ensemble qui allait devenir un best-seller en moins de trois mois.

Je ne peux pas vous dire à quel point les gens ont pu me dire que j’avais été chanceux dans toute cette aventure.

Mais est-ce vraiment de la chance?

La réponse à cette question est bien simple. Elle contient deux volets. 1. Peut-être que oui, peut-être qu’il s’agit de chance et, 2. Peut-être que non, peut-être qu’il ne s’agit pas de chance. Ceux qui croient que la réponse est oui ne pourront jamais le prouver, et ceux qui croient que la réponse est non ne pour ront jamais le prouver non plus. C’est merveilleux, n’est-ce pas? Ça revient donc à ce que vous croyez.

Personnellement, j’aime croire que nous avons tous un pouvoir, une influence sur ce que plusieurs personnes appellent des signes, des coïncidences, de la chance, du karma, des intentions, des hasards… la loi de l’attraction quoi!

J’en conviens, il est difficile de prouver une telle théorie, mais je pourrais probablement vous écrire une centaine d’histoires extraites de ma propre vie − comme les trois précédentes −pour essayer de vous convaincre que nous avons tous le pouvoir d’influencer.

Mais à la fin de la journée, tout ne revient qu’à ce que vous croyez, vous, personnellement…

Une chose est certaine: le choix de votre réponse influencera grandement le pouvoir que vous possédez déjà, soit le pouvoir d’influencer votre vie. Pensez-y bien!

Martin Latulippe CSP, est un expert conférencier de renommée internationale et auteur de cinq livres dans le domaine du potentiel humain. Pour de l’inspiration au quotidien, suivez Martin sur sa page Facebook, Twitter ou inscrivez-vous gratuitement à son bulletin d’inspiration au www.martinlatulippe.ca

3 stratégies d’excellence pour ne pas vivre votre vie dans un aquarium!

mai 20, 2010

Il y a quelques semaines, j’ai eu l’immense privilège de passer du temps de qualité avec un de mes mentors et collègues conférenciers, Joe Sherren. Au fil de nos discussions, Joe me partagea une recherche fort intéressante qui se retrouve dans son livre Vitamine C for a Healthy Workplace que je veux à mon tour partager avec vous.

Il y a plusieurs années, certains chercheurs créatifs ont utilisé des brochets pour y mener une recherche fort intéressante sur le comportement.

Si vous êtes amateur de pêche, vous savez peut-être que l’une des meilleures façons de maximiser une sortie à la pêche au brochet est souvent en utilisant un plus petit poisson comme appât ou encore un appât qui ressemble à un petit poisson.

Les chercheurs ont donc mis plusieurs brochets dans un gros aquarium et ils y ont ensuite inséré des petits poissons de style menés. Évidemment, les brochets se sont lancés comme dans le fameux jeu vidéo Pac Man en mangeant tous les petits poissons qui s’y trouvaient.

Ensuite, les chercheurs ont inséré les petits menés dans un bocal de verre transparent et ont descendu le bocal dans le gros aquarium avec les brochets.

Dès que les brochets affamés ont aperçu les menés de nouveau, ils se sont lancés en direction de ces derniers à toute vitesse.

À leur grande surprise, ils se frappèrent le nez contre cette vitre, cette barrière invisible.

Les brochets ne pouvaient pas voir la vitre. La seule chose qu’ils savaient est qu’à chaque fois qu’ils s’avançaient vers les petits menés, ils se retrouvaient avec une énorme douleur au nez!

Après plusieurs tentatives sans succès, les brochets ont simplement abandonné.

Dès que les chercheurs observèrent que les brochets ne tentaient plus d’aller dévorer les petits menés pour ne plus se blesser au nez, ils enlevèrent le bocal de l’aquarium. Ils vidèrent ensuite directement les petits menés en liberté dans l’aquarium des brochets.

Le résultat fut renversant. Même si la vitre du bocal ne protégeait plus les petits menés, les brochets ne tentaient même pas de les manger.

Les petits menés pouvaient même nager près de la bouche des gros brochets et ces derniers ne tentaient même pas de les attaquer.

Après des heures et des heures d’attente, les chercheurs conclurent que si la recherche devait continuer, les brochets en viendraient probablement à mourir de faim, et ce, même avec de la nourriture nageant dans leur environnement.

Avouons-le, c’est ce qui se produit chez plusieurs personnes au fil des ans, n’est-ce pas?

Il y a une époque de notre vie où nous sommes remplis de bonnes intentions, d’idées, de projets et de rêves et après nous être cogné le nez à plusieurs reprises, nous ne tentons même plus notre chance.

Ne soyez pas cette personne qui décide de rester dans le même bocal toute sa vie. Notre cerveau est un engin fort puissant. Certes, l’exercice de se cogner le nez à quelques reprises au fil de notre vie n’est pas plaisant et laissera peut-être des traces d’hésitation, mais en aucun temps ces expériences ne doivent devenir la réalité de ce qui nous attend demain.

Voici donc 3 Tulipes de réflexion pour semer en vous la force de ne jamais agir comme un brochet quand vient le temps de créer les circonstances qui feront de votre aventure de vie une véritable pêche miraculeuse.

1. Apprenez à pêcher. Un vieux proverbe chinois dit ce qui suit: «Donnez un poisson à un homme et vous le nourrirez pour un jour. Apprenez-lui à pêcher et vous le nourrirez pour toute la vie.» Dans la société de surprotection dans laquelle nous vivons, il n’est pas rare de voir des gens retenir la vérité, dissimuler des informations, préparer le terrain ou autre pour s’assurer de ne pas blesser personne. On ne veut pas que personne ne se cogne le nez! Et pourtant, c’est seulement en nous cognant le nez que nous arriverons à nous adapter, à nous ajuster, à comprendre et à grandir. Ne soyez pas cette personne qui donne le poisson de la facilité dans le but d’éviter aux gens de se cogner le nez. Regardez plutôt toutes vos situations de défis et de douleur comme une possibilité de grandir… ou d’apprendre à pêcher.

2. Rappelez-vous que vous pouvez sortir des prisons invisibles. Un de mes collègues conférenciers, Bill Clennan, pose cette question fort intéressante à ses audiences: «Si vous étiez né dans une prison et que vous n’aviez aucun moyen de savoir que vous êtes dans une prison, comment feriez-vous pour savoir que vous devez vous évader?» Bill est une véritable légende dans l’industrie des conférences et vous pouvez comprendre pourquoi avec la puissance d’une telle question. Nous avons tous et toutes nos prisons invisibles. Peut-être que vous êtes même né dans certaines de ces prisons émotionnelles invisibles? N’oubliez jamais une chose, tant et aussi longtemps que vous ne tenterez pas de vous évader, vous deviendrez comme le brochet qui abandonne.

3. Devenez un maître dans la transition du changement. Je reçois fréquemment des demandes pour livrer des conférences sur la gestion du changement. «Les gens résistent au changement», mes clients me disent! C’est faux! Les gens adorent changer. Ils changent leur vêtement, leur garde-robe, leur auto, leur destination voyage, leur corps, leur mari ou leur conjointe, etc. Les gens n’aiment pas «se faire» changer serait plutôt la bonne façon de formuler. La raison est simple: se faire changer comporte une phase de transition. Et cette transition est invisible. Elle est émotionnelle. C’est un peu comme se cogner le nez sur le bocal. Plutôt que d’apprendre à pêcher et de sortir de leur prison, les gens résistent à la transition du changement. Devenez un maître dans la transition du changement, et ce, peu importe les émotions qu’elle peut générer!

J’aimerais entendre votre opinion à ce sujet! Laissez-moi vos commentaires ou vos exemples dans la boîte ci-bas ?
Bonne pêche!

Martin Latulippe CSP, est un expert conférencier de renommée internationale et auteur de cinq livres à succès dans le domaine du potentiel humain. Pour de l’inspiration au quotidien, suivez Martin sur sa page Facebook, Twitter ou inscrivez-vous gratuitement à son bulletin d’inspiration (www.martinlatulippe.ca).

Quand une femme en or l’emporte sur le cynisme : 3 stratégies pour se tenir loin du cynisme

mars 2, 2010

Il était minuit 53, vendredi matin, heure avancée de l’Est, quand la patineuse artistique Joannie Rochette a appris qu’elle serait décorée d’une médaille de bronze aux Jeux olympiques de Vancouver 2010.

Comme des millions de téléspectateurs, j’étais cloué devant mon téléviseur à attendre le pointage de la dernière patineuse à sauter sur la glace, celle qui allait dicter si, oui ou non, Joannie Rochette allait terminer troisième.

Même si elle était déjà une championne dans le cœur de millions de Canadiens et d’admirateurs de partout à travers le monde, nous souhaitions tous qu’elle puisse mettre le pied sur la troisième marche du podium.

Moins de quatre jours après avoir été frappée par la triste nouvelle qui lui avait annoncé la mort tragique et imprévue de sa mère, nous souhaitions tous que Joannie Rochette puisse monter sur le podium en hommage à sa mère, sa meilleure amie et sa fan numéro un.

Le scénario n’aurait pas pu mieux terminer dans de telles circonstances. 

Imaginez-vous pour un instant la force intérieure et la volonté requise pour aller patiner devant des millions de téléspectateurs quelques heures après avoir perdu votre maman, votre meilleure amie? 

Comme des millions de partisans, je tenais à souligner son exceptionnel courage. Merci Joannie! Ta médaille de bronze nous a démontré à quel point tu étais une femme en or.

Mais du même coup, quelques heures avant l’annonce de la tragédie traversée par Joannie Rochette, nous étions en train de nous enfoncer dans un phénomène qui est connu de tous et de toutes et j’ai nommé: le cynisme.

Quelques jours avant l’annonce du décès de la mère de Joannie, les médias avaient décidé de faire le procès de la pauvre performance de nos athlètes aux Jeux olympiques.

Ça faisait quelques jours déjà que les médias remettaient en question les fonds affectés à nos athlètes. Nous avons eu deux ou trois jours de titres du genre:

«Est-ce que ça vaut vraiment 117 millions $?»

«Nous visions 35 médailles et nous avons lamentablement échoué. Êtes-vous déçu de vos athlètes canadiens?»

«Êtes-vous d’accord pour que le gouvernement continue d’investir dans de tels programmes pour d’aussi pauvres résultats?»

Mes amis, l’heure est grave. Nous vivons plus que jamais dans une société où le cynisme devient la norme. Nous nous enfonçons si souvent dans une certaine complaisance quand vient le temps de juger les performances de ceux qui tentent de nous représenter ou de faire bouger les choses.

Un bon ami à moi, Gair Maxwell, écrivait justement cette semaine sur son excellent blogue sur le thème du cynisme et apportait à l’intérieur de son texte une citation qui explique à merveille cette attitude:

«La personne qui est cynique est une personne qui, lorsqu’elle sent des fleurs, regarde autour d’elle pour y trouver un cercueil.» H.L. Mencken

Ce triste épisode où les médias se sont mis à vouloir lancer la pierre à nos athlètes, à nos programmes olympiques ou à leurs responsables est selon moi l’exemple parfait pour lequel nous faisons du surplace en tant que société.

La réalité c’est que jamais personne n’a rien gagné avec une attitude cynique. Pas même un prix de présence! Et le plus dangereux c’est que le cynisme, c’est contagieux. C’est un peu comme un somnifère. Un petit comprimé à la fois et v’lan, vous dormez au gaz!

Et en l’espace de quelques heures, dès l’annonce du décès de la mère de Joannie, les cyniques avaient rangé leurs trompettes. Est-ce que le cynisme serait une question de choix? Pourquoi marteler un tel cynisme et du jour au lendemain ne plus traiter de leur fameux constat d’échec des Olympiques? Serait-ce un choix?

Voici donc 3 Tulipes de réflexion pour vous éviter de laisser couler votre âme et votre jugement dans les bras du cynisme. 

1. Refusez le cynisme, point à la ligne.  La façon la plus rapide d’exercer un changement face aux cyniques de ce monde est de refuser leur attitude et leur position. N’est-ce pas intéressant de constater que les grands de ce monde, toutes catégories confondues, n’ont pas une once de cynisme en eux? Ils savent que rien n’est construit sur les fondations du cynisme. Dites non au cynisme. Lorsqu’un collègue, un ami ou un membre de votre famille commence à jouer le disque du cynisme autour de vous, changez de pièce.

2. Posez-vous la question suivante: et si les cyniques se regardaient dans le miroir, qu’est-ce qu’ils y verraient? Tout simplement des gens qui n’ont jamais rien bâti et qui ne bâtiront jamais rien de leur vivant s’ils ne changent pas d’attitude. Ce sont des gens qui ne prennent pas le temps de se regarder dans le miroir, car, croyez-moi, ils n’aimeraient pas ce qu’ils y verraient. Comme une dame me le rappelait cette semaine dans le cadre d’une de mes conférences: «Le matin, regarde-toi dans le miroir et si tu n’aimes pas ce que tu vois, change ta face et ton attitude, car il y a de fortes chances que les gens que tu rencontreras n’aimeront pas ce qu’ils verront!» Alors, n’oubliez jamais une chose: lorsque vous vous retrouvez face au cynisme, cette attitude n’a pas à devenir le reflet de votre réalité. Vous n’avez qu’à mettre un miroir devant cette personne pour lui rappeler en toute humilité… le reflet de SA réalité et son choix.

3. Étudiez toujours la «valeur» des choses. Un jour, Oscar Wilde s’est posé la question suivante: «Qu’est-ce qu’un cynique? C’est une personne qui connaît le prix de tout, mais qui ne connaît la valeur de rien.»  L’exemple des Olympiques est excellent. Les cyniques connaissent le prix que l’on investit dans nos Olympiens et se concentrent sur le nombre de médailles, mais ils ne connaîtront jamais la valeur d’un engagement olympien. Et pourtant, ces athlètes sont exceptionnels. Ils apportent tous et toutes une valeur exceptionnelle à notre fierté, à notre jeunesse et à notre peuple de par leur persévérance exemplaire. 

Imaginez un peu si Joannie Rochette avait choisi le chemin du cynisme face à son épreuve?

Il semble évident qu’elle a choisi de voir la vie autrement…

Martin Latulippe, CSP, Conférencier d’inspiration et auteur de 5 livres à succès

7 stratégies pour se diriger vers le meilleur de soi

janvier 31, 2010

Je me demandais cette semaine ce que serait la vie si nous pouvions avoir des panneaux de signalisation pour nous guider sur les attitudes à adopter pour être heureux dans la vie.

J’ai donc tenté de brosser une liste de 7 panneaux de signalisation les plus utiles qui nous permettraient de circuler paisiblement sur l’autoroute de la vie et de vivre le meilleur de soi. Voici donc les 7 tulipes de réflexions de la semaine à la sauce GPS. 

1. Rêvez. Que ce soit sur l’autoroute, sur un chemin de terre, dans une pente, en période de beau temps, de tempête ou autre, nous devrions toujours être habités par un rêve que nous voulons réaliser. Le rêve, la vision ou le projet est le moteur de votre vie. Assurez-vous de toujours œuvrer sur un projet qui vous inspire au plus haut point. Ne pas être habité de ce sentiment de direction est exactement comme voyager sans carte routière, sans GPS et sans nom de rues. Au début, ça peut avoir un petit côté bohème, rebelle et poétique de voyager sans destination, mais à la longue, ne soyez pas surpris si vous aboutissez dans une ville qui a pour nom: Nulle part! Quel est votre rêve?

2. Minimum 200, foncez. Je mangeais avec un de mes amis il y a de cela deux semaines et il me dit: «Tant et aussi longtemps que tu vois à un minimum de 200 pieds devant toi, fonce, accélère et ne t’inquiète pas des autres éléments, ils tomberont en place dans les prochains 200 pieds.» Ce fameux phénomène fait référence à la distance à laquelle nous pouvons voir devant nous lorsque nous conduisons la nuit. Nous ne pouvons pas voir plus de 200 pieds devant nous et pourtant, nous continuons à faire notre chemin avec la foi. La vie devrait être similaire. Tellement de gens s’inquiètent pour ce qui se produira dans le futur qu’ils oublient de se concentrer, de contrôler et de profiter au maximum des 200 pieds qu’ils ont à vivre pour l’instant. Ayez la foi, profitez au maximum de vos 200 pieds et vous vous préoccuperez des prochains 200 pieds lorsqu’ils viendront. Cette philosophie va parfaitement avec le premier panneau:rêver! Tellement de gens s’empêchent de rêver, car ils ne savent pas ce qui se passera aux 300e ou 500e pieds. Concentrez-vous d’abord sur les 200 premiers pieds, foncez et vous verrez après.

3. Visibilité réduite, vraiment?   Prenez garde aux gens qui adoptent une attitude du genre: Je vais y croire quand je vais le voir, car, en réalité, ces gens ne le verront jamais. Ils seront toujours dans une zone de visibilité réduite tout au long de leur vie. La raison est fort simple. C’est qu’il s’agit plutôt de l’attitude inverse qui nous permet d’accéder à la magie de la vie. C’est plutôt: vous ne le verrez que lorsque vous y croirez. La grosse question: À quoi croyez-vous? En fait, la vraie vision sur l’autoroute de votre vie n’aura jamais rien à voir avec vos yeux, mais en reviendra toujours à ce que vous croyez. Et comme Henry Ford l’a si brillamment dit un jour: «Que vous y croyiez ou que vous n’y croyiez pas, vous avez raison.»

4. Arrêtez – On s’en fout! À chaque fois que nous nous trouvons dans un endroit où les gens se plaignent sans cesse de leurs conditions du genre «j’suis fatigué, il n’y a pas d’emploi, il n’y a rien à faire dans la région, il fait froid, y mouille encore, il y a beaucoup de circulation, le stationnement est trop loin, etc.», il serait amusant d’avoir un panneau rouge qui sortirait de nulle part avec l’inscription: «Arrêtez – On s’en fout!» Vous être votre propre discours. Prenez garde à vos mots, ils deviendront tôt ou tard votre réalité. À vous de choisir, car une telle attitude ne vous mènera qu’à un seul endroit dans la vie: le boulevard du surplace!

5. Il n’y a pas de limites. Les seules limites qui existent sont celles que l’on s’impose à soi-même, vraiment. Juste au cours des deux dernières années de ma courte existence: j’ai rencontré un jeune garçon de 12 ans en phase termina0le du cancer qui voulait écrire un livre sur sa vie avant de mourir et ce livre est devenu un best-seller national. J’ai rencontré un gars sans jambes qui a escaladé le mont Everest. J’ai vu une jeune femme sans bras ni jambes qui a nagé à travers le lac Érié avec des prothèses. J’ai rencontré une vieille dame qui a amassé des cannettes vides pendant 30 ans pour financer une piscine dans son village. J’ai lu au sujet d’un monsieur de 61 ans qui a couru jour et nuit pendant 5 jours à travers l’Australie pour remporter un marathon de 875 kilomètres et, dernièrement, j’ai rencontré un jeune homme qui a couru l’équivalent de deux marathons par jour pendant 111 jours pour traverser le désert du Sahara sur une distance de 7500 kilomètres. Comprenez bien une chose: les seules limites qui existent sont celles que l’on s’impose à soi-même, vraiment. 

6. Zone de karma. Tout au long de votre voyage sur l’autoroute de la vie, il vous sera presque inévitable d’entrer en contact avec des personnes qui ont des valeurs difficiles à gérer. Ce jour-là, cette rencontre se traduira peut-être en déception, en trahison, en manque de respect, en intimidation ou autres émotions difficiles à gérer pour vous. Comme on dit: «Il y a des gens qui, peu importe ce qu’ils disent ou comment ils agissent dans la vie, ce n’est pas ça qui va les empêcher de dormir.» Ces gens peuvent être des collègues, un patron, un voisin, un membre de votre famille et même parfois quelqu’un que vous considériez comme un ami proche. Dans ces moments difficiles, ayez la foi en la zone karma. Sortez de ces relations malsaines et soyez assuré que la vie se chargera de venir leur enseigner, un jour, les bonnes manières. L’important est de ne pas utiliser ces moments difficiles pour s’enfoncer dans un sable mouvant d’excuses. Restez concentré et ayez la foi.

7. Aujourd’hui. Un vieux proverbe chinois dit ce qui suit: «Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a 25 ans et le deuxième meilleur moment est aujourd’hui.» J’adore cette philosophie. Il est si facile de dire qu’il est trop tard pour être à jour avec la vie et nos rêves. Mais en réalité, chaque fois que l’on remet cette décision, nous passons à côté de l’occasion de semer notre vie de rêve, le meilleur de soi. Soyez de ceux qui entreprennent des actions au quotidien face à votre destinée.

Martin Latulippe CSP, est un expert conférencier de renommée internationale et auteur de cinq livres dans le domaine du potentiel humain. Pour de l’inspiration au quotidien, suivez Martin sur sa page Facebook, Twitter ou inscrivez-vous gratuitement à son bulletin d’inspiration (www.martinlatulippe.ca).

3 stratégies pour injecter de la passion dans votre vie

janvier 22, 2010

Je venais juste de m’asseoir dans l’avion qui allait m’emporter en France pour une série de conférences quand une dame multicolore s’approche de moi en me disant: Excuse me I’m sitting right next to you Sir…

Elle avait les cheveux rose, bleu, jaune et orange. En plus de ses cheveux d’adolescente, elle portait des souliers orange fluorescents, un pantalon coloré violet et un gilet de laine tricoté avec, encore une fois, des couleurs plus flamboyantes les unes que les autres.

Elle s’installa confortablement à mes côtés, plongea sa main dans son énorme sac tricoté et en ressortit deux broches à tricot.

Je décidai donc de prendre mon courage à deux mains pour ainsi briser la glace avec mon accent du dimanche en anglais.

Son nom était Lucy. Lucy Neatby.

Au fil de nos discussions et entre deux fils de laine de la paire de pantoufles qu’elle semblait tricoter, je lui demande donc ce qu’une dame aussi colorée peut bien faire pour gagner sa vie?

Elle me regarde avec le plus grand des sourires et elle me dit: I’m a world authority on knitting.

Je n’avais jamais rien entendu d’aussi invraisemblable. 

Je ne peux pas vous dire à quel point j’étais impressionné. La dame fait des camps d’entraînement de tricot, des CD, des DVD, des livres, des conférences, des ateliers, etc.

En fait, elle se rendait en Europe pour y livrer une série d’ateliers.

Sans vouloir porter de jugement, je dois vous avouer que je n’aurais jamais imaginé un instant que l’on pouvait vivre de l’art du tricot, encore moins devenir une sommité mondiale?

Selon elle, la passion donne à la vie son sens et c’est la seule raison pour laquelle elle s’est lancée dans le merveilleux monde du tricot. Elle en était fondamentalement passionnée et aujourd’hui elle se retrouve au sommet de son art! J’étais en admiration devant son courage.

Cette rencontre m’a humblement remémoré à quel point cette philosophie de vie avait influencé mon propre destin. À l’époque, je ne savais pas réellement ce que je voulais faire comme la majorité des étudiants universitaires. La seule chose qui m’intéressait pendant mes études était les livres de motivation. Comme le disaient mes parents: rien pour payer les factures.

Toutefois, lorsque j’étais à l’université, je suis un jour tombé sur une étude qui démontrait à quel point le fait de faire ce que l’on aime avait un effet puissant dans la poursuite de notre destinée. En fait, un auteur du nom de Srully Blotnik avait demandé à 1500 personnes de révéler les objectifs de carrière qu’elles s’étaient fixés et qu’elles allaient tenter d’atteindre au cours des vingt prochaines années.

Quatre-vingt-trois pour cent d’entre elles avaient l’intention de choisir la carrière qui leur rapporterait le plus d’argent; elles espéraient devenir riches rapidement et faire plus tard quelque chose qu’elles voulaient vraiment faire.

Dix-sept pour cent d’entre elles avaient choisi leur carrière selon leur passion, en présumant qu’elles se préoccuperaient de l’argent plus tard. Comme on entend souvent, ces personnes avaient décidé d’écouter leur cœur.

Au bout de ces vingt années, le groupe initial de 1500 personnes, comptait 101 millionnaires. Tous les millionnaires sauf un, soit 100 sur 101, provenaient des 17 % qui avaient opté pour leur passion. Assez incroyable n’est-ce pas?

Les personnes qui voulaient devenir riches rapidement ont passé vingt ans à toucher des salaires modestes en faisant quelque chose qu’elles n’aimaient pas particulièrement ou pas du tout. En outre, qu’ils soient devenus millionnaires ou non, presque tous les travailleurs passionnés ont connu une longue carrière dans un domaine qu’ils ont trouvé «tout à fait passionnant».

C’est après avoir lu cette étude que j’ai intérieurement décidé que j’allais devenir conférencier professionnel et auteur dans le domaine de la motivation!  Comprenez bien que ce n’était pas du tout une question d’argent. Au contraire, à l’époque, cette étude représentait mon seul espoir de réussir dans un domaine aussi farfelu que celui de devenir conférencier et auteur. Aujourd’hui, je voue une grande partie de mon épanouissement à l’explication d’avoir misé sur ma passion, un peu comme Dame Lucy.

Voici donc 3 Tulipes de réflexion sur ce que la passion m’a appris au fil des ans.

1. La passion est souvent l’ingrédient numéro 1. La passion est l’ingrédient qui a donné l’énergie et le courage à des milliers de personnes de développer leur vrai potentiel. C’est la PASSION qui a poussé des grands de tels Frank McKenna, Jean Béliveau, Laure Varidel, Anne Marcotte, Martin Luther King, Gandhi et plusieurs autres personnes à foncer tête première chaque fois qu’il le fallait. La passion donne à la vie son sens comme me l’a si bien dit Lucy.

2. Vivre passionnément est un choix. La passion c’est le genre de chemin où la quête est beaucoup plus importante que la destination. Et cela m’amène à soulever le point le plus important à retenir lorsque vient le temps de parler de passion: ne pas avoir trouvé sa passion professionnelle ne signifie en rien que nous ne pouvons pas vivre passionnément. Être un citoyen passionné, un conjoint, un ami, un parent ou un bénévole passionné est accessible à tous et à toutes. En fait, je remarque que trouver sa passion et la transposer en profession est une quête de longue haleine, mais vivre avec passion est un choix.

3. Faites confiance à vos instincts. On me pose souvent la question après mes conférences: comment reconnaître qu’un domaine me passionne? Il est étonnamment simple de commencer à reconnaître ses passions: commencez par faire confiance à vos instincts et à remarquer la manière dont votre esprit et votre corps réagissent à divers sujets. Lorsque quelque chose nous passionne, nous sommes alertes et curieux, notre esprit et notre corps participent, notre adrénaline monte peut-être un peu, mais par-dessus tout, nous avons cette certitude d’être au bon endroit dans notre vie.

Je vous souhaite la plus merveilleuse des aventure et n’oubliez pas de choisir la passion. Je ne sais pas où cette décision pourra vous mener, mais je sais que la personne que l’on devient intérieurement en cours de route est encore plus importante que la destination que l’on réussit à atteindre.

Martin Latulippe, CSP

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3 réflexions pour aspirer à une nouvelle vie

janvier 19, 2010

Avez-vous déjà songé à tout le chemin que vous avez parcouru pour vous rendre où vous êtes aujourd’hui? 

Pour certains, cette réflexion peut être un triste constat. 

Pour d’autres, cette réflexion du chemin parcouru peut être un véritable moment de joie. 

Mais peu importe notre point d’origine relativement à cette réflexion, je pense que notre attitude face au chemin parcouru est déterminante pour la suite des choses. 

Un vieux proverbe mexicain dit que: «Peu importe la direction dans laquelle nous nous tournons, notre dos sera toujours derrière nous».

Quel merveilleux proverbe. Peu importe la direction dans laquelle nous nous tournons, notre passé sera toujours derrière nous. Peu importe ce qui s’est produit, il ne s’agit que de notre ancienne vie. Peu importe ce qui s’est produit, aujourd’hui est une nouvelle occasion, une nouvelle vie et ainsi soit-il.

Selon moi, il s’agit de la meilleure attitude face à notre ancienne vie pour pouvoir aspirer à de plus grandes choses. Bon ou pas, c’est derrière nous.

Je pense à ce type fort inspirant que j’ai rencontré à une conférence le mois dernier du nom de Ray Zahab. 

En 1998, Ray fumait un paquet de cigarettes par jour depuis des années. À la veille du jour de l’An 1998, Ray a décidé d’écraser sa dernière cigarette et de changer cette vie qu’il détestait tant. Il détestait son emploi, détestait sa vie et détestait ses choix. Quelques mois après cette décision de prendre sa vie en main, il alla faire de l’escalade avec son frère et découvrit le sport extérieur avec lequel il tomba en amour.

Aujourd’hui, seulement un peu plus de 10 après sa décision de créer une nouvelle vie, Ray Zahab est un ultra-marathonien qui donne des conférences d’inspiration partout dans le monde.  

En 2007, Ray a traversé le désert du Sahara à la course pour sensibiliser les gens à l’enjeu de l’eau en Afrique… Vous avez bien lu! Le désert du Sahara à la course avec deux de ses amis.  Cette petite randonnée aura duré 111 jours sans repos dans une expédition où ils ont dû courir la plupart du temps l’équivalent de deux marathons par jour pour parcourir les 7500 kilomètres requis pour compléter le tout.

Et pourtant, Ray Zahab avait une ancienne vie. Il aurait pu y rester et se dire: « Je fume un paquet par jour et je n’aime pas ma vie… il m’est donc impossible de changer»! Bien au contraire, Ray a profité d’un tout petit instant de sa vie pour se dire une fois pour toutes: «That’s it, je change ma vie, je tente ma chance d’aspirer à mieux».

Et Ray Zahab est le premier à le dire: «Si j’ai pu changer… tout le monde peut aspirer à en faire autant avec différents aspects de leur vie».

Et comprenez bien une chose, si vous faites partie des gens qui, comme moi, sont déjà très heureux dans leur vie ou leur ancienne vie, vous serez certainement d’accord pour dire qu’il n’y a jamais rien de mal à vouloir améliorer les choses. Imaginez un peu les possibilités d’aller un peu plus loin encore pour nous, pour nos proches ou pour notre communauté. Il n’y a rien comme repousser les limites de notre fameuse zone de confort!

Voici donc 3 Tulipes de réflexion pour semer en nous l’envie de mettre derrière nous certains aspects de notre ancienne vie et d’aspirer à notre nouvelle vie. 

1. Procédez à une évaluation sincère. Ray Zahab ne voulait pas seulement écraser sa dernière cigarette au Nouvel An de 1998, il voulait aussi écraser cette vie qu’il détestait. Cette réflexion lui est venue après plusieurs semaines d’introspec tion honnête et de déception face à ses réalisations peu reluisantes. La réalité, c’est qu’il se mentait à lui-même depuis des années déjà en vivant bien en dessous de son potentiel. Avant d’aspirer à une nouvelle vie ou à de nouveaux projets, il est toujours bénéfique de procéder à une évaluation sincère de ce que l’on veut changer, améliorer ou dépasser dans notre ancienne vie.  Allez-y, tentez votre chance. Qu’avez-vous à perdre? Pensez-y au moins!

2. Quelle est cette résolution ou objectif qui vous propulsera vers votre nouvelle vie? Oubliez un peu le cliché des résolutions du Nouvel An et voyez plutôt cette période de l’année comme un moment magique pour réinventer, relancer, dépasser ou maintenir ces habitudes de vie qui vous propulseront au sommet de votre nouvelle vie. Un de mes mentors me dit toujours: «Martin, si t’es chanceux, il ne te reste qu’environ 50 ans ou moins à vivre selon le taux d’espérance de vie des hommes au Canada. Cela veut dire qu’il ne te reste que 50 débuts d’année pour tenter de t’élever au niveau de la vie que tu veux vivre. Après ça, ce sera fini, mon ami, alors aussi bien tenter ta chance dès maintenant». Wow! Quand Peter me dit cela, j’ai des frissons juste à penser à toutes ces choses que je veux vivre, réaliser, créer et bâtir. Et vous? Qu’est-ce que ce sera pour vous? Un nouvel emploi, une perte de poids, une remise en forme, rencontrer la personne de vos rêves, démarrer une entreprise, réaliser un vieux rêve que vous avez remisé sur les tablettes? Ne soyez pas de ceux qui disent: «Moi, les résolutions et les objectifs je trouve ça stupide». Mais soyez de ceux qui se disent: «Il ne m’en reste peut-être pas beaucoup de ces jours de l’An et de ces chances de me fixer de grands objectifs, je suis mieux d’en profiter au MAX».

3. Découvrez votre désert du Sahara. La beauté de ce texte, c’est que nous n’avons pas à traverser le désert du Sahara comme Ray Zahab l’a fait pour aspirer à une nouvelle vie ou à de nouveaux projets. Par contre, je crois que nous avons tous, quelque part, notre désert intérieur et que c’est seulement en le traversant que nous grandirons intérieurement. Explorez ce grand défi qui vous semble inatteignable à cause des peurs, des doutes, des croyances limitatives ou autres, et accordez-vous un peu de temps pour y parvenir. Personne d’autre ne le fera à votre place, alors, pourquoi pas vous?

Bonne réflexion, bonne année 2010 et, surtout, bonne nouvelle vie!

Martin Latulippe, CSP (Certified Speaking Professionnal)

506.874.5969 – martin@martinlatulippe.ca 

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3 stratégies pour ne pas faire partie du « MOUpeuple »

novembre 14, 2009

La semaine passée j’ai eu la chance de visionner le film Doute. À l’intérieur du film, un prêtre est injustement soupçonné d’avoir mal agi auprès d’un enfant. Sans ne jamais vraiment savoir ce qui s’est réellement passé, le film joue sur la puissance dévastatrice du commérage et des fausses accusations.

J’ai particulièrement aimé l’histoire suivante que le prêtre raconte un jour dans l’un de ses sermons du dimanche.

Un jour un homme va se confesser à un prêtre parce qu’il a fait du commérage envers une autre personne alors qu’il n’avait aucun fondement réel pour agir ainsi. L’homme demanda au prêtre combien de chapelets et de prières il devait faire pour se repentir. Le prêtre répondit: «rien du tout, mon ami. Par contre, j’aimerais que tu retournes chez toi, que tu trouves un oreiller avec des plumes à l’intérieur, un couteau, ensuite, dirige-toi au sommet de la bâtisse la plus haute du village. Une fois arrivé au sommet, saisis l’oreiller à bout de bras et transperce-le de ton couteau à plusieurs reprises. Une fois l’exercice terminé, reviens me voir, mon fils.» Quelques jours après, l’homme retourna voir le prêtre. Le prêtre lui demanda s’il avait bien exécuté la tâche qu’il lui avait demandé. L’homme répondit oui. «Que s’est-il passé lorsque tu as transpercé l’oreiller avec ton couteau, mon fils»? «Des milliers de plumes se sont envolées dans le ciel, mon père.» Le prêtre regarda l’homme et lui dit: «maintenant, retourne dans le village ramasser toutes les plumes qui se sont envolées du haut du toit.» L’homme regarda le prêtre et lui dit: «mais c’est impossible, mon Père!» «Voilà mon fils, voilà l’impact dévastateur du commérage et des fausses accusations, il est impossible de ramasser nos paroles une fois qu’elles sont faussement lancées en l’air.» Intéressant comme histoire n’est-ce pas?

Dans le fond, qui ne s’est jamais adonné à un petit commérage? Nous avons probablement tous déjà été coupables de ce péché. Que ce soit à la maison, en communauté ou en entreprise, ce sport est pratiqué depuis la nuit des temps. Quand il est question de succès ou de bonheur, le commérage ne fait pas exception à la règle. Que ce soit la jalousie, l’ego, la vengeance ou la haine, le commérage ne tient jamais ses fondements d’émotions saines.

Voici donc 3 Tulipes de réflexion pour semer en vous le goût de réfléchir à deux fois avant d’avoir à monter sur la plus haute bâtisse de votre village avec un oreiller de plume.

1. Ne faites pas partie du «Moupeuple». Quand un mouton se met à bêler, il n’est pas rare de voir les autres moutons autour se mettre à bêler. Tous en cœur, ils se mettent à bêler par ce que c’est la chose à faire. Le commérage prend souvent la forme du peuple qui agit comme des moutons, ce qui le place dans la classe peu sélecte du «Moupeuple» quand le peuple agit en mouton! Quand vous entendez quelque chose sur quelqu’un, assurez-vous toujours que votre information ne vient pas d’un mouton, car si jamais l’envie vous venait de bêler ce que vous avez entendu, vous savez maintenant à quoi vous ressemblerez: bêêêêêh. bêêêêh, bêêêh! Faites le choix de communiquer en tout temps en allant voir la personne en question, directement, plutôt que de bêler.

2. Ne tentez jamais de rabaisser un brio pour nourrir votre ego. Mon grand-père disait souvent: «les gens qui rabaissent les autres ne le font que pour tenter de remonter leur pauvre estime d’eux-mêmes.» En fait, le commérage vient souvent permettre aux gens qui ne veulent pas prendre leur vie en main de rabaisser les efforts d’autres personnes qui tentent de vivre le meilleur d’eux-mêmes. Prenez l’habitude d’éprouver de la joie et du bonheur pour les gens qui connaissent du succès. En retour, cette habitude viendra dissiper l’épais brouillard de votre ego pour vous permettre de voir votre prochain brio.

3. Vous n’irez nulle part avec une attitude K-Mart. Dans sa chanson Boomerang, l’auteur-compositeur et interprète Kevin Parent dit: «Vous êtes ben comiques, vous êtes ben smart, vous êtes le genre de chum qu’on achète au K-Mart.» Le commérage est souvent un moyen rapide de s’acheter des amis à rabais et de peu de qualité, des amis K-Mart. Entre amis à rabais, il peut parfois être amusant de lancer des plumes d’oreiller que nous ne pourrons jamais ramasser. Cependant, comme le reste de la chanson de Kevin Parent l’explique, ces mots et ces blessures vous reviendront un jour ou l’autre comme un boomerang! Quand vous vous retrouvez dans une pièce où ça sent l’attitude K-Mart, faites le choix de quitter la pièce. De cette façon, vous êtes certain de ne pas recevoir, un bon jour, un boomerang derrière la tête.

Enfin, j’espère que ces 3 Tulipes de réflexion viendront semer en vous une réflexion qui nous permettra peut-être de ramasser quelques plumes que nous avons tous, un jour ou l’autre, éparpillées dans nos familles, nos communautés ou nos organisations. Et si jamais il vous arrive d’en ramasser une, dites-vous au moins que ça vous fera une belle plume à votre chapeau. Et ça, mes amis, c’est une bonne plume!

3 stratégies pour bâtir des succès grandioses

août 25, 2009

« L’océan est constitué de gouttes. » Mère Thérésa

Je me souviens que, lorsque j’étais tout petit et que j’enviais les plus grands que moi en train d’exceller dans un sport dans lequel je rêvais aussi de m’illustrer, mon grand-père François me répétait toujours la même chose : « Ça prend de petits ruisseaux pour faire une grande rivière », me glissait-il à l’oreille, d’un ton philosophe.

À cette époque de ma vie, je n’avais pas la maturité nécessaire pour saisir toute la sagesse de son enseignement, mais, aujourd’hui, ces mots s’avèrent porteurs pour moi d’une très grande vérité.

Cette notion de la petite cause qui a de grands effets est souvent utilisée et rabâchée comme conseil aux gens qui se lancent dans la poursuite d’un idéal quelconque, et c’est parfait ainsi.

Et, à la grande surprise des gens qui appliquent cette philosophie, ils en récoltent toujours de grands succès, en fin de compte.

Le problème, ou l’erreur devrais-je dire, survient toutefois lorsque cette technique ne donne plus de résultats. Malheureusement, ce passage obligatoire, ce « défi obligé », dans la poursuite d’un idéal, est souvent synonyme d’abandon. Et pourtant, il est si nécessaire et naturel! Il est tout à fait normal de frapper un plateau. Est-ce que cela signifie que l’eau ne se rend plus à la rivière? Pas du tout!

Les gens arrêtent alors d’appliquer la technique des petits ruisseaux qui deviennent de grandes rivières. J’entends souvent des gens dire : « Les petites actions, ça fonctionnait au départ, mais maintenant ça ne fonctionne plus. » Et les gens arrêtent ainsi de continuer à continuer… et le ruisseau qui les mènerait à leurs plus grandes réalisations cesse ainsi de couler!

Et vous, avez-vous déjà été dans une situation où vous avez cessé de croire en cette magie des petites causes qui deviennent de grands effets, et ce, juste parce que vous traversiez une phase de votre vie où vous n’étiez plus en mesure de voir des résultats?

Voici donc mes trois tulipes de réflexion pour semer ou nourrir en vous à nouveau cette magie des petits ruisseaux qui deviennent des rivières. Prenez le temps d’y réfléchir et, surtout, prenez quelques minutes pour cultiver ces tulipes à votre réalité.

1. Réanimez votre momentum. La loi du momentum, en physique, dit qu’une masse en mouvement demeurera en mouvement tant et aussi longtemps qu’une force extérieure viendra agir sur cette dernière pour l’arrêter.

Dans notre vie de tous les jours, cette force extérieure, qui vient ralentir ou carrément arrêter nos élans, est représentée par toutes sortes de distractions.

Que ce soit nos proches, nos amis, des membres de notre famille, un patron irritant, un collègue, un échec, une mauvaise nouvelle ou je ne sais trop quoi, plusieurs formes de distractions peuvent parfois se dresser sur notre chemin, tels de véritables obstacles.  

Ces distractions extérieures mèneront malheureusement trop souvent les gens à arrêter toutes formes d’actions concrètes envers leur projet, leur rêve. Les gens cessent alors de pratiquer leur passion, d’en parler, d’étudier les nouvelles tendances, d’oser prendre des risques calculés et de se coiffer d’un chapeau teinté d’humilité sur le chemin de leur destinée.

Cependant, voici ce que les gens ont malheureusement tendance à oublier avec la loi du momentum dans le monde de la physique, comme dans la vie : « Même si une masse arrête soudainement de rouler ou qu’elle perd de sa vitesse en raison d’une distraction extérieure, elle peut toujours être réactivée et mise de nouveau en mouvement! »

Et vous, quel projet avez-vous laissé tomber sous l’emprise des distractions extérieures et que vous aimeriez remettre en mouvement pour donner du momentum à votre vie?

2. Embarquez de nouveau sur votre bicyclette. On oublie souvent que la vie est comme une bicyclette. Au moment où l’on arrête de pédaler, on commence à perdre de la vitesse. Ça ne signifie pas que l’on ne peut pas parfois se laisser aller dans une belle butte et ressentir ce vent de liberté sur notre visage, mais, un à moment ou un autre, il faut recommencer à pédaler. Si on se laisse aller trop longtemps, on finit par tomber. J’ai le sentiment que vous êtes de ceux qui comprennent l’importance de pédaler vers la vie, sinon vous ne liriez pas cette chronique. À cet effet, bonne réflexion et, surtout, bonne randonnée!

3. Analysez votre PEAR. Si vous semez des semences de poires, qu’allez-vous récolter? Des poires, n’est-ce pas? Essayez maintenant de faire l’exercice d’imaginer votre esprit comme étant un jardin. Est-ce qu’il serait plausible de penser que le même concept s’applique, vraiment? Réponse rapide : OUI! Le concept PEAR signifie ce qui suit : Pensées-Émotions-Actions-Résultats! Tout commence avec vos Pensées, qui se transposent en Émotions, qui vous incitent alors à poser différentes Actions, qui vous donnent finalement les Résultats que vous obtenez. Un élément important à ne pas oublier lorsque l’on parle des actions que l’on pose en direction de nos accomplissements, c’est de comprendre d’où proviennent nos actions. Elles sont le résultat direct de vos pensées et de vos émotions, bref, VOS semences! Si vous semez le doute, la peur, l’hésitation ou la vengeance dans vos pensées, peu importe l’ampleur de vos actions, vous n’y récolterez que ce que vous avez semé. Bon jardinage!

Enfin, j’espère que vous avez apprécié ces trois tulipes de réflexion et qu’elles viendront humblement, en cours de route, vous rappeler que ce n’est pas parce qu’un bon matin l’eau cesse soudainement de couler de votre robinet que vous arrêterez de boire de l’eau… et il en est de même avec les petits ruisseaux. Ce n’est pas parce qu’un jour vous ne voyez plus la rivière qu’il faut cesser de croire et d’investir dans vos petits ruisseaux!

Martin Latulippe CSP

www.martinlatulippe.ca

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