Archive for janvier 2009

3 stratégies pour ne pas essayer d’attraper le vent

janvier 27, 2009

saddhus-varanessi118h30, dans la ville de Varanasi, au Nord-Est de l’nde. C’est une fin de journée exceptionnelle alors que le soleil fait tranquillement son lit aux abords de ce gigantesque fleuve mystique qui traverse l’Inde, le Gange.

Je suis assis avec mon mentor et compagnon de voyage Michel et nous sommes en train de planifier nos prochaines journées avec le guide de voyage Lonely Planet. Quels restaurants sont recommandés, quelles expéditions, expériences ou visites devrions nous faire dans cette ville, etc.

En fait, nous sommes en train de planifier notre expérience.

À quelques pieds de nous se trouvait un Saddhu qui méditait paisiblement. Les Saddhus sont dit des êtres très spirituels. Ils abandonnent toute forme de vie matérielle pour s’offrir à leur Dieu et réfléchir au sens de la vie afin d’atteindre la « lumière intérieure », la libération des choses terrestres et la connaissance de l’Absolu.

Vêtu d’une soutane blanche et de simples sandales, cet homme portait une magnifique grande barbe blanche, semblait habité par une grande paix intérieure et arborait différentes couleurs au visage en guise de rituel.

Toujours absorbés par la planification de notre séjour, le Saddhu décide soudainement de sortir de sa transe et de m’interpeler : «Excuse-moi! », dit-il en anglais avec un fort accent Indien. Je lui répondis donc : « Oui, qu’est-ce que je peux faire pour vous aider».

Et il me dit : « Est-ce que tu peux attraper le vent ? »

Je dois vous avouer que c’était la première fois qu’on me posait la question…

Je lui répondis donc : « Pardon ? » Et il me répéta la question à nouveau : « Est-ce que tu peux attraper le vent ? »

«Pas vraiment non», lui répondis-je d’un ton un peu adolescent en crise du genre…pas rapport!

Et il enchaîna d’une voix si profonde et d’un regard hypnotiseur : «J’en déduis donc qu’il ne te reste plus qu’à le ressentir et à l’écouter, qui sont en fait les deux seules choses que l’on peut faire lorsque l’on fait face à la force du vent. »

Il prenna alors une longue pause comme pour peser chacun de ses mots avant de terminer sa phrase et ajouta : «Et ainsi est la vie. N’oublie pas de prendre le temps de la ressentir et de l’écouter, car elle ne s’attrape pas! »

Wow. On m’avait rarement livré une si puissante leçon de vie teinté d’une telle poésie et d’une telle philosophie. J’étais en train d’essayer d’attraper la vie alors que très souvent il ne suffit que de la ressentir et d’être à son écoute.

Dans notre réalité, cette philosophie de vie pourrait se traduire avec ce que les gens expliquent comme étant le principe de vivre dans le moment présent. Beau concept, mais pas toujours évident à appliquer dans une société où les rôles, les tâches, les responsabilités, les besoins et les désirs semblent nous garder dans un état d’esprit de marathonien qui est habité par le sentiment qu’il ne franchira jamais le fil d’arrivée du marathon de la vie.

Voici donc 3 Tulipes de réflexion pour semer en vous l’art de ressentir et d’écouter le vent, la vie, plutôt que de tenter de l’attraper.

  1.        Respirez profondément. Je suis sérieux. Faites-en l’exercice juste pour voir. Détendez-vous et assoyez-vous paisiblement pour 30 secondes. Maintenant, prenez une grande respiration profonde en inspirant à pleine capacité et expirez doucement et consciemment et répétez ce petit exercice à trois reprises. Incroyable n’est-ce pas la paix, le bien-être et l’énergie que peuvent procurer de bonnes respirations ? En fait, de plus en plus d’études démontrent que nous respirons très mal et très peu en cours de journée. Quand la soupe chaude se fait sentir, quand les situations stressantes se présentent ou simplement quand vous voulez vous offrir un cadeau de la vie, prenez deux minutes pour répéter ce rituel de respirations et vous m’en donnerez des nouvelles. (more…)
Publicités

5 réflexions sur l’art de semer le dépassement de soi

janvier 26, 2009

sequoiaseedN’est-ce pas intéressant de songer au fait que la plus petite des semences qu’il soit, celle du sequoia « redwood »,  puisse s’élever au statut d’arbre le plus haut au monde ?

Il existe plusieurs similarités entre cette semence et les inombrables possibilités qui habitent chacun d’entre-nous. Par exemple, à première vue, il est fascinant de constater que cette semence ne laisse en aucun temps présager la venue d’un arbre gigantesque de 40 étages de haut. Au même titre, il n’y a aucun indice en nous qui puisse prédéterminer notre destin, nos talents et nos passions. Nous représentons la somme de nos choix et ce sont ces mêmes choix qui agissent comme fertilisant au sol de nos plus grandes aspirations intérieures.

Comme on dit, « sky is the limit »! En plus, cette semence nous enseigne une multitude d’habiletés essentielles dans l’art du dépassement de soi.

Premièrement, notre point d’origine importe peu dans la poursuite de notre visée. Que l’on soit petit ou grand, rien ne nous empêche de s’élancer vers des sommets inespérés comme le fait cette petite semence.

Ensuite, cette semence nous enseigne qu’elle peut demeurer des années sans entâmer sa croissance. Il est essentiel qu’elle puisse s’accorder les meilleures conditions de croissance. Le sol et l’environnement avec laquelle elle aura la chance de s’élancer sont essentiels. Il en est de même pour nous. Même après des années sans résultats, aujourd’hui est toujours un moment idéal pour s’entourer d’un environnement gagnant et d’un sol où nous pourrons faire fertiliser nos rêves les plus grands. Des années de vaches maigres ne signifient en rien que la semence n’est plus bonne, mais plutôt qu’il est grand temps de changer d’environnement et de stratégies (de sol).california-giant-sequoia-trees

Aussi, il est exceptionnel d’apprendre que la semence du sequoia peut-être brisée ou écrasée et quand même aspirer à une croissance grandiose. N’en n’est-il pas de même avec nos aspirations. Un jour écrasées, un autre jour brisées, il n’est jamais trop tard pour voir nos plus grandes intentions et aspirations devenir réalité. N’est-ce pas ?

Enfin, qui n’a jamai vu, toutes formes d’arbres ou de végétations confondues, réussir à pousser et ce, malgré les conditions extrêmement difficiles dans lesquelles elles se retrouvent. Que ce soit le désert, des roches ou des simples brins d’herbes qui font leur chemin à travers de l’asphalte, des trottoirs de ciment et même des roches. Il n’est pas rare de voir ces impressionnantes croissances venir humblement nous rappeler le pouvoir de la persévérance!

Somme toute, il ne s’agit que d’une analogie, j’en conviens. Mais n’est-il pas intéressant de faire l’exercice d’imaginer que le plus petit de nos projets pourrait un jour s’élever en une croissance de plus de 40 étages de haut comme le fait si bien cette petite semence ? Encore faut-il avoir le courage de croire que notre point d’origine importe peu, que nos années de vaches maigres ne sont en rien synonimes d’une mauvaise semence, que nos échecs et nos brisures passées n’ont pas mis fin à nos tentatives et que la persévérance peut venir à bout des pires obstacles qu’ils soient.

Sur ce, bonne réflexion.

Avec toute ma gratitude.

Martin Latulippe, L’Éveilleur de potentiel

http://www.martinlatulippe.ca

martin@martinlatulippe.ca

506.874.5969