3 Stratégies pour avoir le courage de vivre sa raison d’être

août 12, 2009

« On entend souvent des gens dirent que telle ou telle personne ne s’est pas découverte, qu’elle se cherche encore. Le problème est que le soi intérieur n’est pas quelque chose que quelqu’un peut arriver à trouver. C’est quelque chose qui doit être créé. » Thomas Szasz

Imaginez que vous venez de perdre vos clés d’automobile.

Vous commencez donc à les chercher un peu partout à l’intérieur de votre maison. Vous regardez dans les petits racoins, les tiroirs, les coussins du divan, le panier du chien Fido et dans toutes les pièces de la maison.

Votre niveau de stress commence alors à monter d’un cran. Elles sont introuvables!

Dans la majorité des cas, après plusieurs minutes de recherche, les clés sont retrouvées dans un endroit tellement évident que vous en avez honte. Par exemple, il se peut que les clés se trouvent déjà dans la serrure du démarreur de votre automobile et non dans la maison. Vous les aviez simplement oubliés.

Dans une telle situation, peu importe l’ardeur avec laquelle vous auriez cherché vos clés, vous ne les auriez jamais trouvées dans la maison, car elles n’y étaient pas, n’est-ce pas? C’est exactement la même chose lorsque nous tentons de chercher notre raison d’être ou de donner un sens à notre vie en cherchant les pistes de solutions dans le monde extérieur. Nous n’y arriverons jamais, car la réponse n’est pas là. La réponse est en nous.

À l’image des clés perdues, nous avons peut-être tout simplement oublié qu’elle y était. Il me semble que chercher et découvrir sa raison d’être est un peu comme se lancer à la recherche du bonheur. Et comme Buddha l’a si sagement dit : « Il n’y a pas de chemin qui mène au bonheur. Le bonheur est le chemin! » Vous me direz : « C’est une question de perception, Martin! » Peut-être, mais quand on a le courage de s’avouer que la perception de notre monde extérieur n’est en sorte que le reflet de notre réalité intérieure, notre perception devient cruciale.

Comme l’a si bien formulé Leonardo da Vinci : « Toutes nos connaissances trouvent leurs origines de nos perceptions. » Le sentiment de vivre sa raison d’être se manifeste plutôt dans le courage avec lequel on décide de « créer » notre vie au quotidien, d’être à l’écoute de notre cœur, et surtout, d’être au service des autres ou d’une cause plus grande que notre propre personne.

Voici mes trois tulipes de réflexion pour faire fleurir la création de votre raison d’être. À l’image des clés perdues, votre raison d’être ne demande qu’à être retrouvée à un endroit si simple que vous avez peut-être oublié d’y jeter un coup d’œil.

1. Soyez un peu plus courageux. Si vous étudiez le mot courage, vous découvrirez qu’il tient ses racines du mot latin Cor, qui signifie « cœur ». Vivre sa raison d’être veut donc dire « vivre sa vie avec cœur, avec courage ». Ça prend une bonne dose de courage pour être au service d’une cause plus grande que soi. Et pourtant, être sincèrement au service des autres et d’une cause plus grande que sa personne est un raccourci exceptionnel pour être envahi par le sentiment de donner un sens à sa vie. À quand remonte la dernière fois où vous vous êtes investis avec COURAGE dans une cause, un projet ou rêve ?

2. Soyez un peu plus illogique! Le célèbre consultant Alain Weiss a dit un jour : « La logique pousse les gens à penser, l’émotion, quant à elle, les incite à l’action. » Il est primordial de comprendre que la logique représente un frein à la création de notre raison d’être. La logique représente nos pensées, notre mémoire, nos peurs, nos échecs, notre perception, notre programmation d’expériences passées, nos doutes, etc. De l’autre côté, notre cœur, nos émotions et notre raison d’être représentent les possibilités illimitées du moment présent : la créativité, la vie, la folie, et l’espoir que notre projet pourrait un jour devenir réalité. Croyez-moi, il y aura toujours des gens pour vous dire que votre projet n’est pas logique. Et puis après ?

3. Posez-vous des questions PUISSANTES: « Si vous deviez mourir aujourd’hui, quelle est cette chose que vous n’avez jamais osé faire que vous laisseriez mourir en vous? Pourquoi faites-vous ce que vous faites, vraiment? Quelles sont les choses les plus importantes dans votre vie? Comment définiriez-vous le succès, aujourd’hui? Quels souvenirs voulez-vous surtout laisser à la fin de votre vie? » N’oubliez jamais que ce sont les personnes qui ont l’audace de se poser des questions audacieuses et puissantes qui obtiennent des réponses puissantes. Alors, j’en ai une pour vous : « Que tenteriez-vous si vous saviez que vous ne pouviez pas échouer? » Une chose est certaine, vos réponses à ces questions mèneront soit à une prise de conscience, ou soit à la création d’une cascade d’énergie sur l’urgence d’agir avec raison d’être envers un projet, un rêve ou une mission personnelle.

Ces tulipes de réflexion vous semblent « simples »? Elles vous apparaissent comme étant de « petites » stratégies? N’oubliez jamais une chose : peu importe la grosseur de la porte à laquelle vous vous butez, ce sera toujours une « petite » clé qui vous permettra d’en franchir le seuil! J’espère que ces tulipes de réflexion vous aideront à faire fleurir la création de votre raison d’être au quotidien. Maintenant, il n’en revient qu’à vous de les arroser.

Voici deux questions pour nourrir votre réflexion à l’intérieur d’un journal personnel : 1. Dans quels domaines de votre vie aimeriez-vous avoir un peu plus de courage et pourquoi? 2. Si vous deviez mourir aujourd’hui, quelle est cette chose que vous n’avez jamais osé faire que vous laisseriez mourir en vous?

« Il est temps pour vous de cesser de chercher à l’extérieur ce qui vous rendrait heureux. Regardez à l’intérieur. » OSHO

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5 stratégies pour donner une direction à votre vie

juillet 31, 2009

À l’intérieur de la merveilleuse fable de Lewis Carroll, Alice au Pays des merveilles, il y a un moment dans l’histoire où Alice se promène sur un long chemin. Après une longue période de marche, elle se retrouve au point où le chemin se divise en deux devant elle.

Indécise à savoir quel côté prendre, à gauche ou à droite, elle demanda conseil au gros chat Cheshire qui apparut soudainement en bordure des arbres.

«Quel chemin devrais-je prendre?», demanda Alice au gros chat.

«Cela dépend en grande partie où tu souhaites te diriger, jeune fille», répondit le chat.

« Je ne me préoccupe pas vraiment où je vais», répondit Alice.

«Donc, la direction dans laquelle tu te dirigeras importe peu», conclut le chat. 

J’ai toujours aimé cette petite partie de la fable de Lewis Carroll. Au fil des ans, j’ai d’ailleurs observé que plusieurs échecs dans la vie de tous les jours résident dans le fait que les gens ne se préoccupent pas vraiment de la direction dans laquelle ils se dirigent. Un peu comme Alice.

Plusieurs personnes ne se préoccupent aucunement de la direction dans laquelle ils vont, mais, en retour, ils sont souvent les premiers à se plaindre de la destination qu’ils atteignent.

Ironique, n’est-ce pas?

Aujourd’hui, j’ai simplement envie de partager avec vous des Tulipes de réflexion qui m’ont permis de donner le plus de direction à ma vie.

Ces réflexions proviennent d’expériences personnelles et professionnelles ou de gens que j’ai eu la chance d’étudier et de côtoyer au fil des ans.

Est-ce que ces réflexions signifient que je sais toujours où je me dirige dans la vie? Pas du tout. Mais disons que ces Tulipes de réflexion m’ont permis de savoir, la plupart du temps, si je devais me diriger vers la gauche ou vers la droite sur l’autoroute de ma vie. Et entre vous et moi, «la plupart du temps» est quand même mieux que de ne pas se préoccuper de la direction où l’on se dirige dans la vie!

1. Voyagez avec une raison d’être. Savoir où nous voulons nous rendre dans la vie est une chose, mais se demander «pourquoi» et «comment» est d’après moi les deux éléments les plus souvent oubliés dans l’équation. Une idée sans raison d’être et sans action est un peu comme un bateau sans voile ou sans moteur. Le bateau a beau avoir une destination, il n’a pas de voile et de moteur. Le savoir représente l’idée, mais n’oubliez jamais que le pourquoi (la raison d’être) et le comment (l’action) représentent les voiles et le vent qui vous permettront de naviguer jusqu’à votre destination.

2. Prenez l’entière responsabilité de tout ce qui vient vers vous, TOUT. Il y a quelques semaines, j’ai reçu les deux pires nouvelles personnelles qui m’avaient été données de recevoir au cours des 13 dernières années. Ne craignez rien, ce n’est rien de fatal et tout le monde est en santé, mais disons que ce sont de «belles» opportunités de croissance qui se présentent à moi. J’aurai beau m’apitoyer sur mon sort, vouloir blâmer les circonstances de la vie ou autres, mais à la fin de la journée, une seule chose importe à partir de maintenant: quelle direction est-ce que je vais prendre pour la suite des choses? Un sage homme a dit un jour: L’endroit d’où vous venez importe peu. L’endroit où vous êtes présentement importe peu. La seule chose qui importe réellement est où vous vous dirigez!

3. En route vers votre destination, ne mesurez pas toujours votre succès avec le progrès, mais surtout par le travail très bien fait. Nous avons bâti une société qui n’a que pour unité de mesure le progrès et les résultats. Et pourtant, ces deux unités de mesure, lorsqu’elles tardent à venir, sont à la source de beaucoup d’abandons ou d’étiquettes injustement associées à des personnes qui font un travail pourtant très bien fait. «La deuxième position représente le premier perdant! En première, deuxième ou troisième position, vous êtes bon! Mais en quatrième, vous êtes un perdant!» 

Ces phrases ne représentent en rien l’essence réelle du mot «gagner» dans la vie. J’ai toujours cru que le chemin que l’on prend est un chemin où nous aurons envie de travailler très fort et avec passion pour parvenir à notre destination, et ce, peu importe la position à laquelle nous arrivons à destination. En cours de route, ne faites pas l’erreur de ne vous concentrer que sur les progrès et les résultats, sachez aussi mesurer votre aventure intérieurement par le sentiment d’un travail très bien fait avec fougue et passion, point à la ligne!

4. Croyez qu’il y a toujours place à l’amélioration. En vivant avec le mantra qu’il est toujours possible d’améliorer la situation, il y aura toujours de nouveaux chemins qui se présenteront à vous. Comme on dit: tous les chemins mènent à Rome. Eh bien, en méditant sur le fait que les choses peuvent et vont toujours s’améliorer, vous vous assurez que plusieurs chemins pourront vous mener à votre destination.

5. Soyez fondamentalement bon avec et envers la vie. Il est difficile d’être contre la vertu et dans le cas de cette cinquième tulipe, je pense que nous oublions souvent d’être bons avec et envers la vie. Une gentille dame m’a dit un jour: Il n’y a pas de mauvais temps, seulement différentes sortes de beaux temps! Ceci peut sembler être une question de perception, mais je crois en effet qu’il n’y a pas de bons ou de mauvais moments pour être bon avec et envers la vie, seulement différentes sortes de moments. Avec une telle attitude, la vie parsèmera les chemins que vous emprunterez d’une panoplie de moments magiques.

Sur ce, j’espère que ces tulipes de réflexion viendront semer en vous le goût de donner une direction à cette merveilleuse aventure qu’est la vie, votre vie.

Bonne semaine.

Pour suivre davantage les écrits de Martin:

(www.martinlatulippe.ca) et (http://twitter.com/MartinLatulippe)

Le testament de l’âme!

juillet 22, 2009

Quel sera le legs que vous laisserai à vos enfants ?

Depuis la naissance de notre deuxième enfant Maïka, je réfléchis énormément sur le sens de la succession, la vraie, celle de l’âme.

J’ai donc pensé tenter la chose en partageant avec vous un petit « sommaire » de 6 Tulipes de réflexion que moi et mon épouse aimerions un jour partager avec nos deux enfants. Je vous encourage aussi à tenter l’exercice. Je suis convaincu que vous la trouverez très difficile mais surtout très enrichissante.

1. La gratitude. Chaque journée sur Terre est un cadeau. Ne vous méprenez jamais à vous apitoyer sur votre sort. Le chemin vers l’enlisement et le cynisme est si facile à emprunter, mais ne vous mènera jamais plus loin qu’un cul-de-sac. Soyez reconnaissants pour chaque moment sur Terre, comptez vous toujours chanceux de pouvoir tenter votre chance au jeu de la vie et, surtout, n’hésitez jamais à remercier la vie pour les petits plaisirs que nous prenons trop souvent pour acquis.

2. L’amour.  L’amour de soi et d’autrui est une quête sans fin. Au fil des ans, apprenez à naviguer et à maîtriser cette merveilleuse émotion qu’est l’amour. Certaines journées seront meilleures que d’autres, alors que certaines journées vous sembleront interminables. Certains individus vous sembleront aimables alors que d’autres vous sembleront peut-être plus difficiles à aimer. Ayez l’audace d’éprouver de l’amour pour les deux types de journées et pour les deux types d’individus. Comme le vieux dicton le dit : La vie est comme un arc-en-ciel, ça prend du soleil…et de la pluie, pour en voir les couleurs. L’amour de soi et d’autrui est comme cet arc-en-ciel, vos hauts et vos bas viendront donner de la couleur et de la saveur à cette merveilleuse émotion qu’est l’amour.

3. La responsabilité. Développez le réflexe de prendre 100% de vos responsabilités. Ne blâmez jamais les autres pour vos insuccès, vos résultats ou votre situation. Un viel adage dit que lorsque l’on pointe du doigt les circonstances extérieures pour nos malheurs, il y a toujours trois doigts qui reviennent en notre direction. Cette vieille image existe depuis des siècles et devinez quoi, elle existera encore pour des siècles à venir. Ne soyez pas des spectateurs de la vie. Soyez plutôt les artisans de votre réalité et ayez toujours l’humilité d’être de ceux qui se regardent dans le miroir de la vie une fois de temps en temps.

4. L’attitude. Votre attitude dans la vie est votre lègue ultime. Vous aurez beau accumuler tous les biens matériels que vous voulez ou encore réaliser de grands projets, mais à la fin de cette belle aventure qu’est la vie, votre attitude, qui vous êtes, sera le seul véritable cadeau que vous laisserez derrière vous. L’auteur James Allen a dit un jour : Dans la vie, on ne devient pas toujours ce que l’on veut, mais l’on devient toujours qui nous sommes.

5. L’effort. Il n’y a rien de gratuit dans la vie. Si vous aspirez à de grandes choses, sachez que tout est possible si vous êtes prêt à y mettre l’effort. Est-ce que cela signifie que si vous y mettez l’effort vous pourrez accomplir tout ce que vous voulez ? Non, pas toujours. Mais je peux vous promettre que, plus souvent qu’autrement, vous irez certainement beaucoup plus loin que ce que vous pensiez possible au départ. N’accordez jamais trop d’importance à l’atteinte ou à la non atteinte de vos objectifs, mais ayez plutôt la sagesse de découvrir la personne que vous devenez en cours de route. Et cette découverte, elle ne se fait qu’à travers l’effort et la persévérance.

6. La passion. Votre plus grand devoir dans la vie sera de découvrir vos passions. Au début, il vous sera peut-être plus facile de découvrir des choses que vous aimez faire. La raison est simple, c’est parce que au début ce sera un jeu, une véritable passion. Ensuite, il vous faudra du courage, de l’effort et de la persévérance pour avoir l’audace d’en faire une carrière. Mais c’est possible. Je vous souhaite de faire ce choix. Plusieurs personnes vous diront peut-être que c’est impossible et que l’important est de trouver un emploi pour payer les factures. N’écoutez jamais ces mi-aveugles de la vie et ayez la foi d’explorer jusqu’au bout qui vous pouvez devenir à travers vos passions et ce, peu importe le domaine.

Même après ces quelques paragraphes, je me rends compte qu’il me manque d’espace pour vous exprimer ce que je voudrais vous partager. Je n’ai même pas eu la chance de vous parler de la famille, du plaisir, du respect, de la santé, de l’amitié, de la générosité et de l’importance de danser comme des fous une fois de temps en temps… Mais en même temps, la vie est un peu à l’image de cette situation. Parfois, on manque de temps ou d’espace alors que d’autre fois, on ne trouve tout simplement pas les mots. Est-ce peut-être la raison principale pour laquelle nous devons vivre chaque journée de notre vie comme si c’était notre dernière ? Je vous laisse réfléchir à cette question. Et vous, chers lecteurs, qu’auriez-vous à dire aux gens que vous aimez pendant que vous en avez encore le temps ?

3 stratégies pour ne pas essayer d’attraper le vent

janvier 27, 2009

saddhus-varanessi118h30, dans la ville de Varanasi, au Nord-Est de l’nde. C’est une fin de journée exceptionnelle alors que le soleil fait tranquillement son lit aux abords de ce gigantesque fleuve mystique qui traverse l’Inde, le Gange.

Je suis assis avec mon mentor et compagnon de voyage Michel et nous sommes en train de planifier nos prochaines journées avec le guide de voyage Lonely Planet. Quels restaurants sont recommandés, quelles expéditions, expériences ou visites devrions nous faire dans cette ville, etc.

En fait, nous sommes en train de planifier notre expérience.

À quelques pieds de nous se trouvait un Saddhu qui méditait paisiblement. Les Saddhus sont dit des êtres très spirituels. Ils abandonnent toute forme de vie matérielle pour s’offrir à leur Dieu et réfléchir au sens de la vie afin d’atteindre la « lumière intérieure », la libération des choses terrestres et la connaissance de l’Absolu.

Vêtu d’une soutane blanche et de simples sandales, cet homme portait une magnifique grande barbe blanche, semblait habité par une grande paix intérieure et arborait différentes couleurs au visage en guise de rituel.

Toujours absorbés par la planification de notre séjour, le Saddhu décide soudainement de sortir de sa transe et de m’interpeler : «Excuse-moi! », dit-il en anglais avec un fort accent Indien. Je lui répondis donc : « Oui, qu’est-ce que je peux faire pour vous aider».

Et il me dit : « Est-ce que tu peux attraper le vent ? »

Je dois vous avouer que c’était la première fois qu’on me posait la question…

Je lui répondis donc : « Pardon ? » Et il me répéta la question à nouveau : « Est-ce que tu peux attraper le vent ? »

«Pas vraiment non», lui répondis-je d’un ton un peu adolescent en crise du genre…pas rapport!

Et il enchaîna d’une voix si profonde et d’un regard hypnotiseur : «J’en déduis donc qu’il ne te reste plus qu’à le ressentir et à l’écouter, qui sont en fait les deux seules choses que l’on peut faire lorsque l’on fait face à la force du vent. »

Il prenna alors une longue pause comme pour peser chacun de ses mots avant de terminer sa phrase et ajouta : «Et ainsi est la vie. N’oublie pas de prendre le temps de la ressentir et de l’écouter, car elle ne s’attrape pas! »

Wow. On m’avait rarement livré une si puissante leçon de vie teinté d’une telle poésie et d’une telle philosophie. J’étais en train d’essayer d’attraper la vie alors que très souvent il ne suffit que de la ressentir et d’être à son écoute.

Dans notre réalité, cette philosophie de vie pourrait se traduire avec ce que les gens expliquent comme étant le principe de vivre dans le moment présent. Beau concept, mais pas toujours évident à appliquer dans une société où les rôles, les tâches, les responsabilités, les besoins et les désirs semblent nous garder dans un état d’esprit de marathonien qui est habité par le sentiment qu’il ne franchira jamais le fil d’arrivée du marathon de la vie.

Voici donc 3 Tulipes de réflexion pour semer en vous l’art de ressentir et d’écouter le vent, la vie, plutôt que de tenter de l’attraper.

  1.        Respirez profondément. Je suis sérieux. Faites-en l’exercice juste pour voir. Détendez-vous et assoyez-vous paisiblement pour 30 secondes. Maintenant, prenez une grande respiration profonde en inspirant à pleine capacité et expirez doucement et consciemment et répétez ce petit exercice à trois reprises. Incroyable n’est-ce pas la paix, le bien-être et l’énergie que peuvent procurer de bonnes respirations ? En fait, de plus en plus d’études démontrent que nous respirons très mal et très peu en cours de journée. Quand la soupe chaude se fait sentir, quand les situations stressantes se présentent ou simplement quand vous voulez vous offrir un cadeau de la vie, prenez deux minutes pour répéter ce rituel de respirations et vous m’en donnerez des nouvelles. Lire le reste de cette entrée »

5 réflexions sur l’art de semer le dépassement de soi

janvier 26, 2009

sequoiaseedN’est-ce pas intéressant de songer au fait que la plus petite des semences qu’il soit, celle du sequoia « redwood »,  puisse s’élever au statut d’arbre le plus haut au monde ?

Il existe plusieurs similarités entre cette semence et les inombrables possibilités qui habitent chacun d’entre-nous. Par exemple, à première vue, il est fascinant de constater que cette semence ne laisse en aucun temps présager la venue d’un arbre gigantesque de 40 étages de haut. Au même titre, il n’y a aucun indice en nous qui puisse prédéterminer notre destin, nos talents et nos passions. Nous représentons la somme de nos choix et ce sont ces mêmes choix qui agissent comme fertilisant au sol de nos plus grandes aspirations intérieures.

Comme on dit, « sky is the limit »! En plus, cette semence nous enseigne une multitude d’habiletés essentielles dans l’art du dépassement de soi.

Premièrement, notre point d’origine importe peu dans la poursuite de notre visée. Que l’on soit petit ou grand, rien ne nous empêche de s’élancer vers des sommets inespérés comme le fait cette petite semence.

Ensuite, cette semence nous enseigne qu’elle peut demeurer des années sans entâmer sa croissance. Il est essentiel qu’elle puisse s’accorder les meilleures conditions de croissance. Le sol et l’environnement avec laquelle elle aura la chance de s’élancer sont essentiels. Il en est de même pour nous. Même après des années sans résultats, aujourd’hui est toujours un moment idéal pour s’entourer d’un environnement gagnant et d’un sol où nous pourrons faire fertiliser nos rêves les plus grands. Des années de vaches maigres ne signifient en rien que la semence n’est plus bonne, mais plutôt qu’il est grand temps de changer d’environnement et de stratégies (de sol).california-giant-sequoia-trees

Aussi, il est exceptionnel d’apprendre que la semence du sequoia peut-être brisée ou écrasée et quand même aspirer à une croissance grandiose. N’en n’est-il pas de même avec nos aspirations. Un jour écrasées, un autre jour brisées, il n’est jamais trop tard pour voir nos plus grandes intentions et aspirations devenir réalité. N’est-ce pas ?

Enfin, qui n’a jamai vu, toutes formes d’arbres ou de végétations confondues, réussir à pousser et ce, malgré les conditions extrêmement difficiles dans lesquelles elles se retrouvent. Que ce soit le désert, des roches ou des simples brins d’herbes qui font leur chemin à travers de l’asphalte, des trottoirs de ciment et même des roches. Il n’est pas rare de voir ces impressionnantes croissances venir humblement nous rappeler le pouvoir de la persévérance!

Somme toute, il ne s’agit que d’une analogie, j’en conviens. Mais n’est-il pas intéressant de faire l’exercice d’imaginer que le plus petit de nos projets pourrait un jour s’élever en une croissance de plus de 40 étages de haut comme le fait si bien cette petite semence ? Encore faut-il avoir le courage de croire que notre point d’origine importe peu, que nos années de vaches maigres ne sont en rien synonimes d’une mauvaise semence, que nos échecs et nos brisures passées n’ont pas mis fin à nos tentatives et que la persévérance peut venir à bout des pires obstacles qu’ils soient.

Sur ce, bonne réflexion.

Avec toute ma gratitude.

Martin Latulippe, L’Éveilleur de potentiel

http://www.martinlatulippe.ca

martin@martinlatulippe.ca

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